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L'alimentation idéale l'équilibre acido-basique PH7

Notre corps à besoin pour bien fonctionner de maintenir un certain nombre de constantes, dont l’acidité. Par exemple, si l’acidité du sang, son pH, sort de la fourchette 7,35 et 7,45, on risque un malaise, voir la mort. Sans aller jusque là, nombre de troubles de santé sont lié à une acidité trop élevée. Une alimentation souvent déséquilibrée et la sédentarité, font que beaucoup de personnes sont confrontées à l’acidose chronique et son cortège de maux.

Quelques symptômes rencontrés en cas d’acidose chronique

Fatigabilité, cheveux ternes/tombants/cassants, ongles fragiles/dédoublé/rayés, peau sèche, douleurs musculaires ou articulaires, rhumatismes, ostéoporose, frilosité, extrémités froides, crampe, spasmes, manque d’énergie, difficulté à récupérer, tendance dépressive, irritabilité, nervosité, émotivité, problèmes dentaires, calculs rénaux, brûlures urinaires ou rectales, inflammation des muqueuses, baisse de l’immunité, allergies,...

Comment l’acidose perturbe le fonctionnement de l’organisme
  • Par la perte de minéraux (utilisés pour neutraliser les acides). Les différents organes et tissus qui fournissent des minéraux tampons, le font en se déminéralisant. Les os sont les premiers touchés (calcium), mais aussi le système nerveux (magnésium). La déminéralisation peut empêcher la réalisation de certaines réactions, pouvant mener, comme les perturbations enzymatique, à l’augmentation de la charge acide. L’acidose favorise l’ostéoporose par l’élimination du calcium des os, utilisés pour neutraliser le trop plein d’acidité.
  • En perturbant le bon fonctionnement des enzymes qui ont besoin d’un pH spécifique pour fonctionner convenablement. Ainsi l’acidité peut empêcher la réalisation de réactions physiologiques et notamment la production de protéines et d’hormones. Les étapes intermédiaires de certaines réactions passent par la création d’éléments acides. Si suite à un problème enzymatique ces produits restent en l’état dans l’organisme, il y a augmentation de l’acidité.
  • En diminuant les défenses immunitaires, pour les mêmes raisons que les enzymes.
  • En favorisant l’inflammation des tissus par les acides ou les dépôts de cristaux (les sels résultants du système tampon par les minéraux basifiants), provoquant ainsi les maladies en « ites » et en « oses ». L’inflammation des tissus, en plus de l’inconfort ressenti, fragilise les tissus vis à vis des infections.
  • La formation de dépôts, blocage des articulation, calculs, dû à la formation de "cristaux" lors de la neutralisation des acides. Car un acide lié à une base donne un sel neutre et de l’eau, mais ce sel neutre n’est pas toujours facilement éliminé et reste dans l’organisme.
Comment le corps régule l’acidité
  • Le pH mesure l’acidité sur une échelle de 0 (acide au maximum) à 14 (alcalin au maximum), en passant par l’équilibre 7 (neutre comme l’eau). Plus un élément est acide, plus il contient d’ion H+.
  • Dans un corps en bonne santé le pH du sang se situe entre 7,35 et 7,45 ; celui de la peau aux environs de 5,2 ; celui des urines entre 6,5 et 7,5. Si le pH de la peau et des urines peuvent varier au delà de ses valeurs, le sang ne doit pas sortir de ses limites, au risque de malaise, voir de mort.
  • L’acidité peut être régulée de deux façon : Soit elle est éliminée (principalement dans les urines et par la respiration) soit elle est neutralisée par des minéraux basiques qui donnent des sels neutres (systèmes tampons). Le corps cherche de préférence à éliminer les acides, mais il n’a pas toujours la capacité d’éliminer suffisamment rapidement les acides, c’est alors qu’interviennent les systèmes tampons. Si ces derniers permettent le retour à un équilibre acido-basique normal, ils provoquent une déminéralisation.
  • L’évacuation des acides :
    • Élimination des acides volatiles (ou faibles) par la voie respiratoire :
      Le corps utilise des bicarbonates (HCO3-) combinés aux acides (H+) pour les transporter sous forme d’acide carbonique (H2CO3) dans le sang et les éliminer par les poumons, sous forme de gaz carbonique (CO2) et d’eau (H2O). L’augmentation du rythme respiratoire peux réduire significativement l’acidité du corps. En forçant la respiration, une activité physique douce, permet d’éliminer une grande partie de notre acidité. De plus, l’élimination de CO2 par les cellules permet au corps de fabriquer du bicarbonate, qui participe à réduire l’acidose. Ce système d’élimination concerne principalement les acides volatiles, notamment ceux qu’on retrouve dans le fruits. Toutefois certaines personnes ont une faible capacité à éliminer ce type d’acides. C’est pour cette raison que pour certains les citrons (par exemple) sont acidifiants, alors que pour d’autre ils sont basifiants.
    • Élimination des acides non volatiles (ou forts) par les reins :
      • En repêchant dans l’urine primitive le sodium (Na+), en l’échangeant contres des ions H+. Toutefois, ce système dépend des besoins en sodium.
      • Pour les acides plus complexes (particulièrement l’ammonium NH4+, constitué d’ammoniac NH3 et d’ion H+), ils sont éliminés par le rein.
      • Le rein récupère les bicarbonates (HCO3-) qui serviront à la neutralisation des acides. En cas d’alcalose (rare), le rein ne récupère plus les bicarbonates dans l’urine primaire, et contribue ainsi à réduire l’alcalose.
    • Les glandes sudoripares de la peau (les petits reins), participent aussi à l’élimination de l’acidité.
  • Système tampon par les minéraux : Les systèmes d’élimination ne peuvent pas toujours faire face assez rapidement à une hausse brutale de l’acidité (principalement alimentaire). Aussi, le corps sait aussi neutraliser les acides à l’aide de minéraux basiques, comme le calcium, le magnésium et le potassium, qui se trouvent dans les différents tissus du corps. Un Acide plus une Base donne un Sel (ou cristaux) et de l’eau. Ce système à l’inconvénient de voler les minéraux de certains organes ou parties du corps, participant ainsi à la déminéralisation si l’acidose est chronique.
Mesurer son acidité

  • Vous pouvez objectiver votre acidité en mesurant le pH de votre urine pendant 2-3 jours à l’aide de bandelette de pH (5 € en magasin bio les 52 bandelettes, 10 € le rouleau en pharmacie).
  • Le protocole se fait sur 6 jours :
    • Le premier jour, mesurez l’acidité de toutes vos urines. Cela permet de vous faire une idée de la variation de votre acidité dans la journée. Un petit pic d’acidité juste après les repas n’est pas inquiétant. De même la première urine du matin est souvent très acide, car chargée du nettoyage de toute une nuit, sauf si vous allez au toilettes plusieurs fois la nuit. L’absence d’urine acide pendant 24 h fait suspecter un mauvais fonctionnement des reins, il faut alors consulter un médecin pour s’en assurer.
    • Les 5 jours suivant, mesurez la 2eme urine du matin, celle avant le repas de midi et celle avant le repas du soir. Soit 3 mesures par jour, pendant 5 jours. Faites la moyenne de ces 5 jours. Il peux avoir des jours très acide (repas riches, fêtes ou stress élevé).
    • En moyenne. Ces mesures doivent être neutres à basique (pH 7 et plus), elle peut descendre à 6.8 une fois dans la journée, sinon il faut envisager d’améliorer votre alimentation.
Les principaux facteurs d’acidification
  • Alimentation trop riche en éléments acides ou acidifiant,
  • Carence en vitamine ou minéraux (qui peut être causé par une acidose chronique) limitant la neutralisation et l’élimination des acides,
  • Sous oxygénation (limitant la voie respiratoire),
  • Surmenage physique (problème de métabolisation de l’acide lactique),
  • Stress (entrainant une perte de magnésium et en conséquence du calcium),
  • Élimination rénale et cutanée insuffisante,
  • Problèmes digestifs donnant lieu à l’assimilation d’éléments acidifiants (suite à fermentation ou putréfaction).
Comment réduire son acidité
  • Diminuer les apports d’aliments acidifiants (viandes, céréales et légumineuses, produits raffinés...)
  • En fonction du tempérament (particulièrement les frileux), éviter les aliments acides (agrumes comme le citron, yaourt, vin,...)
  • Augmenter les aliments basifiants et reminéralisants (légumes, pommes de terre, graines germées,...)
  • Relancer l’oxygénation par une activité physique douce régulière, les fameuses 30 minutes de marche quotidiennes (même en deux fois), la respiration profonde, et toutes activités augmentant la respiration.
  • Drainage des acides par le foie, les reins et la peau.
Les aliments acides, acidifiants et alcalinisants
  • Aliments acides : (acidifiants en fonction des personnes)
    • fruits acides (agrumes, petits fruits, certaines pommes, cerises griottes, prunes, abricots, ananas, kiwi, fruits non murs, tomates)
    • légumes acides : épinards, oseille, blettes, rhubarbe, cresson, asperges, choux fleurs
    • laitages : yaourts, caillé, fromage blanc, petit suisse
    • vinaigres, vin blanc, champagne, cidre
  • Alimentation acidifiants :
    • protéines (animales, végétales),
    • légumineuses (sauf soja),
    • fromages et laitages,
    • glucides : céréales (surtout raffinées),
    • les sucres (surtout raffinés) dont la métabolisation est acidifiante,
    • oléagineux (sauf noisettes, amandes),...
  • Aliments alcalinisant :
    • pommes de terre, châtaigne, patate douce, graine de soja,
    • légumes verts cru et cuits (sauf acides),
    • légumes colorés (sauf tomates),
    • jus de légumes (sauf tomate) qui sont très efficaces pour faire baisser l’acidité,
    • graines germées,
    • algues,
    • bananes, fruits secs sauf abricots, pommes douces,
    • noisettes, amandes, noix de coco,...
Le régime anti-acide
  • Pour conserver son équilibre acido-basique, il n’est pas nécessaire de ne manger que des aliments basiques (il faudrait arrêter les protéines et les glucides !), mais simplement d’équilibrer en poids au cours d’un repas les acidifiant et les basifiants. Si la moitié de votre repas (entrée et dessert compris) est composé d’éléments basifiants (de légumes variés), vous équilibrez vos apports d’acides et de base (et faites le plein de vitamines et minéraux).
  • Une petite balade après le repas et vous mettez votre taux d’acidité dans le vert.
  • Pour équilibrer votre petit déjeuner, préférez un lait végétal (enrichie en calcium), des amandes (ou de la pâte d’amande), les fruits secs et une banane.
  • Prendre au moins un verre de jus de légumes (3 pour les personnes les plus acides) permet de faire baisser l’acidité rapidement.ICI

Les origines du concept de l’équilibre acido-basique

Les thérapeutes Franz Xaver Mayr (1875-1965) et Howard Hay (1866-1940) ont été parmi les premiers à formuler des doctrines holistiques intégrant le concept de l’équilibre acido-basique1. Au milieu du XXe siècle, le Français Louis-Claude Vincent inventait la bioélectronique, une technique qui permet de mesurer certaines caractéristiques du sang, dont son ph.Les travaux qu'il menait avec la collaboration de Jeanne Rousseau ont inspiré plusieurs auteurs, qui ont écrit sur l’équilibre acido-basique en lien avec la diète. Dans les trois dernières décennies, ce sont surtout les ouvrages de la Dre Catherine Kousmine et de Christopher Vasey qui ont fait connaître ce concept.

L'alimentation idéale l'équilibre acido-basique PH7

Même si de légères variations sont possibles, le pH du sang et de la lymphe oscille toujours entre 7,35 et 7,45. Les tenants de l’équilibre acido-basique affirment que l’alimentation et les habitudes de vie occidentales rompent l’équilibre acido-basique de l’organisme et le font pencher vers l’acidité. Résultat : l'« acidose » des tissus. L'acidose placerait l’individu dans un état de stress permanent, ce qui se traduirait notamment par de la fatigue et un manque d’entrain.

Il ne faut pas confondre l’acidose chronique de faible niveau, dont il est question ici, et l’acidose métabolique aigüe, qui est un trouble grave lié à une baisse du pH dans le sang à moins de 7,4.

À noter que certains médicaments ou suppléments peuvent augmenter le pH urinaire (acétazolamide, citrate de potassium et bicarbonate de sodium) et d’autres peuvent l’abaisser (chlorure d’ammonium, chlorothiazide, diurétiques et méthénamine mandelate).

En cas d’excès d’acidité, les tenants de l’équilibre acido-basique recommandent quatre mesures pour corriger la situation.

  • 1. Choisir une alimentation majoritairement alcaline.
  • 2. Entreprendre une cure de citron.
  • 3. S'oxygéner.
  • 4. Prendre des suppléments de citrate alcalin.
1. Alimentation majoritairement alcaline

Normalement, une diète composée de 65 % d’aliments alcalins et de 35 % d’aliments acides permet de maintenir le pH urinaire entre 6,5 et 7,5 — bien que certains problèmes de santé peuvent exiger une proportion plus élevée d'aliments alcalifiants (jusqu’à 80 %).

L’acidité ou l’alcalinité d’un aliment dépend de plusieurs facteurs, dont sa teneur en protéines et en minéraux, le taux d’absorption des nutriments qu'il contient et la nature des résidus qu'il laisse après avoir été métabolisé.

La viande et la plupart des aliments qui contiennent beaucoup de protéines engendrent des acides lorsqu’ils sont dégradés par l’organisme et éliminés par les reins. Ces acides fort puissants sont, entre autres, l’acide sulfurique et l’acide phosphorique. La neutralisation et l’élimination de ces acides font appel à un système très performant du corps humain. En excès, les protéines mobilisent de façon excessive les réserves minérales, qui sont capables de neutraliser ces acides. Cela peut même mener à la déminéralisation des os et des dents, selon les tenants du régime équilibre acido-basique.

Évidemment, on ne peut supprimer les protéines de notre alimentation, car elles sont indispensables au bon fonctionnement de l’organisme. On doit juste veiller à limiter la quantité absorbée, surtout pour les protéines provenant des viandes.

Les légumineuses, les produits laitiers et les noix contiennent aussi des protéines. Mais ce sont des aliments moins acidifiants parce qu’ils renferment des sels basiques ou alcalins comme le potassium, le calcium ou le magnésium. Quant aux légumes, qui sont alcalifiants, ils combinent une forte teneur en calcium, en magnésium et en potassium à une faible teneur en soufre et en phosphore.

L'alimentation idéale l'équilibre acido-basique PH7

Le régime acido-basique et le cancer

Une des opinions les plus répandues, c’est que le régime acido-basique peut guérir le cancer. L’explication est que les cellules cancéreuses se développent plus rapidement dans une ambiance acide. Selon les partisans de l’alimentation alcaline, on peut alcaliniser l’organisme et arrêter le développement des cellules cancéreuses. Malheureusement, cette affirmation est fausse pour quelques raisons.
Premièrement, comme on l’a déjà expliqué, les aliments – soit alcalinisants, soit acidifiants – n’influencent pas le pH sanguin et celui des liquides intercellulaires.
Deuxièmement, les cellules cancéreuses ne se forment pas uniquement dans un milieu acide. Il y a beaucoup d’expérimentations qui l’affirment et les savants arrivent à faire développer des cellules cancéreuses dans un milieu alcalin.
Troisièmement, il est vrai que les cellules cancéreuses se développent plus rapidement dans un milieu acide, mais la cause première pour leur formation est différente. Ce n’est pas le milieu acide qui provoque la formation du tumeur, c’est le tumeur qui la crée.

Tag(s) : #Santé

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