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Contamination en Europe à la listéria monocytogènes

Plusieurs aliments diffusés sur les étales alimentaires en Europe seraient porteuses de la bactérie listeria monocytogenes.

Définition de cette listéria :

L. monocytogenes est une bactérie saprophyte à Gram positif, largement répandue dans la nature. Cette bactérie responsable d'infections sporadiques sévères chez l'homme et les animaux est invasive, capable de traverser le placenta et de pénétrer le système nerveux central (méningo-encéphalites). C'est une bactérie intracellulaire facultative, capable de survivre et de croître à l'intérieur de la plupart des cellules de l'hôte infecté. Chez l'homme, la majorité des patients sont fragilisés (immnuno-déprimés , femmes enceintes, nouveau-nés). La maladie reste rare (en France < à 300 cas / an). En dépit de l'antibiothérapie, la mortalité est estimée à 25-30% avec 40% de séquelles neurologiques.(source)

Elles sont présentes dans l’environnement extérieur : eau, sol, végétation en décomposition et chez certains animaux en particuliers, les insectes, les oiseaux, les mammifères sauvages ou domestiques.

Elles sont sensibles à la chaleur et se développent de façon optimale à une température entre 35 et 37 °C. De plus, elles sont résistantes aux températures basses (4 °C).

Contamination en Europe à la listéria monocytogènes

Symptômes grippaux pour certains mais risque d'avortement pour certaines femmes enceintes.

L'infection materno-infantile: Les signes d'infection chez la mère sont souvent inapparents ou résumés à un syndrome pseudo-grippal avec fièvre et frissons, fatigue, maux de tête et myalgies qui précédent l'accouchement de 2 à 14 jours ou plus. Une rechute fébrile, avec bactériémie, est souvent observée au cours de l'accouchement. La plupart des listérioses sont décrites après le 5ème mois de grossesse, mais des avortements spontanés ou répétés peuvent survenir avant cette date. L'infection après le5ème mois peut souvent entraîner un accouchement prématuré.

Le nouveau-né est infecté in utero par voie sanguine à la suite d'une bactériémie de la mère. L'infection est évidente dès la naissance avec cyanose, apnée, détresse respiratoire et troubles de la conscience (apathie, convulsions), rarement une éruption. Une pneumonie péri-bronchiale est souvent retrouvée. La mortalité est élevée (parfois <50%). Dans moins de 10% des cas, le nouveau-né est contaminé dans la période périnatale ou au cours de l'accouchement, sans infection placentaire. L'enfant naît apparemment sain et l'infection apparaît 8 à 60 jours après l'accouchement, avec méningite purulente , fièvre, insomnie, irritabilité, troubles de la conscience. Le diagnostic est précocement établi, expliquant la faible mortalité dans cette forme clinique.

La listériose est une septicémie d'origine digestive avec risque d'infection foeto-placentaire et de méningo-encéphalite. La maladie survient surtout des patients fragiles (femmes enceintes, patients immunodéprimés sous chimiothérapie, patients sidéens ou présentant des anomalies hépatiques tels que cirrhose ou hémochromatose ou encore chez certains sujets génétiquement prédisposés). Après une incubation de 3 jours à 8 semaines, la maladie débute par une fièvre isolée (forme bactériémique), associée à des céphalées (forme méningo-encéphalitique) ou à des signes d 'atteinte des nerfs crâniens (rhombencéphalite) sans diarrhée.

Des aliments de la marque "pesto alla genovese" sont concernés.

Même un rappel d'aliments implication de l'Europe. Les nouvelles viennent de la sécurité alimentaire fédérale allemande a émis un avertissement que la nourriture pour le «Pesto alla Genovese" 100gr vendus dans divers magasins en Allemagne et ailleurs en Europe.

Dans le produit de la marque Martial ont été trouvé des traces significatives de la bactérie Listeria monocytogenes. Ils ne peuvent pas être exclues risques pour la santé. L'article en question est le paquet de 100 grammes, EAN 4260154101633, vendus dans des gobelets en plastique contenant la sauce ronde avec le basilic, les pignons et le parmesan.

John D'Agata, président de la "Porte de l'homme" élever l'alerte rapporté par le site web du gouvernement allemand, recommande que les personnes qui ont acheté le produit de ne pas le consommer. La bactérie Listeria peut causer des symptômes pseudo-grippaux (fièvre, maux de tête, malaise). Les femmes enceintes et les personnes souffrant de déficience immunitaire et subir ces symptômes, vous devriez consulter un médecin.
Surveillance de la listériose

En France

La surveillance de la listériose humaine est assurée conjointement, au moyen de la déclaration obligatoire de la maladie, par un ensemble d’acteurs :

  • L’Institut de veille sanitaire (InVS). La réalisation d’une enquête alimentaire systématique permet de dégager les éléments communs aux malades et de remonter, quand cela est possible, à la source de la contamination.
  • Le Centre National de Référence des Listeria (CNRL) basé à l’Institut Pasteur à Paris. Le CNRL caractérise les souches bactériennes à partir des prélèvements effectués sur la chaîne alimentaire et détecte les cas groupés de listériose.
  • l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) ;
  • La Direction générale de la santé (DGS) du Ministère chargé de la santé ;
  • La Direction générale de l’alimentation (DGAL) du Ministère de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt ;
  • la Direction générale de la consommation, de la concurrence et de la répression des fraudes (DGCCRF) du Ministère de l’Économie, du Redressement productif et du Numérique.

Cette action coordonnée permet de procéder, en cas de nécessité, au retrait ou au rappel des lots contaminés.

Les services de l’Etat réalisent des contrôles officiels dans le domaine alimentaire, notamment la recherche de Listéria monocytogenes dans certaines denrées alimentaires.

Enfin la surveillance microbiologique est à surveiller d'un œil en époque de conflit un microbe peut anéantir rapidement par propagation de la vie de millions de personnes.

D'ailleurs lors des 3emes journées de la veille sanitaire dans l'océan indien le ministre de la santé et de la qualité de la vie de Maurice a souligné je cite : " Il est dommage que le monde soit mieux préparé à faire face à des conflits armés qu’aux risques sanitaires », a-t-il regretté avant d’insister sur la plus-value de l’action concertée de la région face aux menaces sanitaires partagées.

Plusieurs cas alimentaires en France en 2015.

Le taux global de produits contaminés marque une très légère diminution à 1,44 %. Parmi ces produits, seuls deux ont été reconnus impropres à la consommation. Toutefois le taux de contamination des produits de la pêche est important (5,9 %) et en nette augmentation (+1,6 %).

Le plan de contrôle exécuté par la DGCCRF a porté sur les trois grandes catégories de denrées alimentaires les plus à risque parmi les produits de fabrication industrielle et de grande consommation : charcuterie cuite et produits à base de viande fumée[1] ; les fromages ; les produits à base de poisson ou de produits de la pêche.

L’enquête a distingué les produits vendus à la coupe, pré-emballés par le distributeur et pré-emballés par le producteur.

Parmi les 3 397[2] produits analysés, 49 étaient contaminés. Deux produits (0,06 %) ‒ un fromage au lait cru et un pâté de tête ‒ ont été jugés impropres à la consommation.

Sur les 459 produits de pêche analysés, 5,9 % étaient contaminés

  • Vingt-six échantillons ont été jugés « à surveiller » : saumons fumés, truites fumées, taramas, sushis, sashimis, makis, tartares de saumon, et un échantillon de saumon fumé à cuisiner présentait un risque potentiel, susceptible toutefois d’être maîtrisé par cuisson.
  • Aucun des produits contaminés n’a été jugé « impropre à la consommation », mais cette catégorie est celle qui présente le plus fort taux de contamination par la listeria monocytogenes.

Sur les 1 690 produits de charcuterie analysés, seul 1,1 % était contaminé

Les dix-huit échantillons contaminés regroupaient un pâté de tête non conforme (au taux de listeria monocytogenes supérieur au plafond de 100 ufc/g[3]), quinze échantillons « à surveiller » (à des taux inférieurs à la limite réglementaire) et deux échantillons de lardons fumés, dont le risque potentiel était susceptible d’être maîtrisé par cuisson.

Sur les 1 247 fromages analysés, seul 0,3 % était contaminé

Il s’agissait d’un fromage au lait cru non conforme et de trois échantillons « à surveiller ».(ici)

Tag(s) : #virus

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