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Les armes anti- drones et les drones anti- drones

Les drones sont partout jusque dans les foyers des particuliers .Mais non content d'avoir répandu cette technologie un peu partout il faut maintenant gérer les dérives que ce soit dans l'armée ou dans le civil.

Les idées ne manquent pas et une véritable lutte anti-drones semble être amorcer.

L'an dernier de nombreuses installations militaires ou nucléaires,des monuments,ou même des bâtiments officiels comme l’Élysée ont été survolés.

Le groupe Airbus a développé un système de radar anti-drone dans le cadre du plan de l’État de lutte contre ses robots volants.

Mais cela ne s’arrête pas là il y a aussi les drones anti-drones d'ailleurs certains n'hésitent pas à équiper leur drone d'arme a feu aux états-unis notamment ou bien d'en faire de véritable espions pour traquer les animaux en Australie faisant voler leurs engins dans de basses altitudes la nuit en caméra infrarouge proche des 400m afin de repérer ces animaux classés nuisible pour leurs exploitations.

Selon Ninox Robotics la société conceptrice des drones capables de voler la nuit le vol serait facturer dans les 3500 dollars beaucoup moins qu'un vol de repérage en hélicoptère d’où le fait que ces pratiques se répandent à vive allure.

Parmi les métiers d'avenir on peut donc ajouter celui de chasseur de drones.

Le drone en quelques chiffres c'est :

2 millions. C'est le nombre de drones de loisirs qui ont déjà été vendus dans le monde. A ceux du chinois DJI et du français Parrot, il faut ajouter notamment ceux de l'américain 3DRobotics et d'un autre chinois, Hubsan.

De 50 à 1.000 euros. C'est la fourchette très large des prix des drones de loisirs.

Entre 30 et 50 ans. Et de sexe masculin : c'est le profil de l'amateur de drone, souvent issu de l'aéromodélisme, mais aussi geek et amateur de photos.

Etats-Unis, France Grande-Bretagne. Le tiercé gagnant des pays qui enregistrent le plus de vols de drones, selon le site d'hébergement de photos de drones Dronestagram.

1.300. Le nombre de PME françaises créées autour des applications professionnelles des drones. Elles emploient 3.000 personnes, qui pourraient être 15.000 dans cinq ans selon la Fédération française des drones civils(source les échos)

Le but du jeu pour l'avenir sera de faire la distinction entre un gentil drone et un méchant drone.

« Les applications civiles vont commencer à décoller, et donc les drones vont se multiplier. Il faudra des systèmes de protection très intelligents pour ne pas détruire le drone agricole travaillant à 3 kilomètres d'une centrale nucléaire de celui qui se prépare peut-être à l'attaquer ». La mission s'annonce donc périlleuse.

L'utilisation des armes à énergie dirigée n'est plus a démontrer et elle est aussi utiliser pour lutter contre les drones invasifs comme la société Rheinmetall.A savoir que Rheinmetall détient en collaboration avec l’institut Fraunhofer le record du monde du couplage spectral d’impulsions lasers pour obtenir un faisceau de sortie de 8 kW avec une excellente qualité de faisceau (M²).A ce stade les effets des armes à énergie dirigée ne sont plus à prouver.

En France c'est le projet ANGELAS qui est responsable de la lutte anti-drones.

Le projet ANGELAS, (Analyse Globale et Evaluation des technologies et méthodes pour la Lutte Anti UAS*) coordonné par l’Onera avec six partenaires industriels et académiques, a été retenu par l’Agence Nationale de la Recherche (ANR) pour le programme « Protection de zones sensibles vis- à- vis des drones aériens ».

Ce projet de développement expérimental, d’une durée de 18 mois, s’inscrit dans le cadre des applications civiles de lutte contre les drones aériens non coopératifs. Il consiste à évaluer les performances de senseurs de technologies différentes (radar, optronique, acoustique…), à faire gagner en maturité certaines technologies plus émergentes et à combiner ces systèmes de détection, identification et neutralisation afin de répondre spécifiquement à différents scénarios : survol d’installations sensibles en toutes conditions, survol en environnement urbain ou lors de surveillance d’événements (rassemblement, rencontre sportive, visite VIP…).

Les grands enjeux du projet ANGELAS sont multiples. Ils visent à mieux maitriser les signatures électromagnétiques, optroniques et acoustiques des drones, à envisager des axes d’amélioration de ces technologies : par l’adaptation de moyens existants aux contraintes de ce nouveau type de menace ou en proposant des nouvelles technologies à fort potentiel, comme l’optronique (imagerie laser 2D/3D…), l’électromagnétisme (radar passif et actif) et l’acoustique. Mais aussi à étudier la complémentarité des différents systèmes et leurs traitements associés pour proposer une solution opérationnelle pertinente, à enrichir la gamme de solutions d’évitement et de neutralisation (brouillage, pistage…) et à confronter tout au long du projet les recherches aux expérimentations sur site.

Le projet ANGELAS est porté par une équipe multidisciplinaire public-privé et équilibrée entre partenaires industriels (PME et grands groupes) et laboratoires. L’Onera coordonne le projet et apporte son expertise « système drones » qui comprend ses savoir-faire dans le domaine des capteurs (optroniques, électromagnétiques et acoustiques), les traitements de type détection-poursuite, classification - identification et la fusion multi capteurs. Il met également à disposition son site d’essai afin d’opérer et de tester les drones en environnement maitrisé.

Le consortium réunit également Thales, Telecom SudParis, le CEA Leti et Exavision, qui apportent au projet des moyens de détection, de géolocalisation et de neutralisation, EDF, qui apporte ses connaissances des risques et des besoins ainsi qu’un premier retour d’expérience des solutions proposées. A la fois partenaire et utilisateur final, EDF coordonnera également les démonstrations opérationnelles à l’issue du projet en mobilisant ses infrastructures représentatives. L’Institut de Criminologie de Paris, qui assure la conformité du nouveau dispositif aux conventions, lois et réglementations applicables fait également partie du consortium, tout comme un comité d’utilisateurs finaux dont l’Armée de l’Air, la Marine nationale, la Direction Générale de la Gendarmerie Nationale et la Préfecture de Police de Paris.(source air cosmos - 08/04/2015)

Michel Polacco auteur de "Drones, l'aviation de demain" (éd. Privat) estime qu'"il faut s'en préoccuper" :Si on ne surveille pas les airs, un jour, un appareil plus gros et beaucoup plus dangereux - transportant un missile - pourrait ainsi s'approcher de sites sensibles."

Tag(s) : #drones

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